Memória
Poemas neste tema
Helder Moura Pereira
Fica ao menos o tempo de um cigarro,
evitacomigo que este tempo ande. Lá forasão as casas,
vive gente à luz de um candeeiro,o som que nos
chega apagado pela distânciasó denuncia o nosso
silêncio interrompido.Ajuda-me, faremos o inventário
das coisasmenos úteis, mágoas na mágoa maior do
tempo.Fica, não te aproximes, nenhum diaé menos sombrio,
quando anoitecer vamos veras árvores cercando a
casa.
vive gente à luz de um candeeiro,o som que nos
chega apagado pela distânciasó denuncia o nosso
silêncio interrompido.Ajuda-me, faremos o inventário
das coisasmenos úteis, mágoas na mágoa maior do
tempo.Fica, não te aproximes, nenhum diaé menos sombrio,
quando anoitecer vamos veras árvores cercando a
casa.
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1
Paul Valéry
Le cimetière marin
Le cimetière marin
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommence
O récompense après une pensée
Quun long regard sur le calme des dieux!
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant dimperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur labîme un soleil se repose,
Ouvrages purs dune éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans lâme,
Mais comble dor aux mille tuiles, Toit!
Temple du Temps, quun seul soupir résume,
À ce point pur je monte et maccoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur laltitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à lâme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant dorgueil, après tant détrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je mabandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui mapprivoise à son frêle mouvoir.
Lâme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose dombre une morne moitié.
O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès dun coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et lévénement pur,
Jattends lécho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans lâme un creux toujours futur!
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front lattire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein dun feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé dor, de pierre et darbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant dombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!
Chienne splendide, écarte lidolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!
Ici venu, lavenir est paresse.
Linsecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans lair
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre dabsence,
Et lamertume est douce, et lesprit clair.
Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu nas que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
Largile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
Lart personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui naura plus ces couleurs de mensonge
Quaux yeux de chair londe et lor font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
Nest point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!
Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Quimporte! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis dappartenir!
Zénon! Cruel Zénon! Zénon dÊlée!
Mas-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son menfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour lâme, Achille immobile à grands pas!
Non, non! . . . Debout! Dans lère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à londe en rejaillir vivant.
Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords létincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil,
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
Lair immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez deaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommence
O récompense après une pensée
Quun long regard sur le calme des dieux!
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant dimperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur labîme un soleil se repose,
Ouvrages purs dune éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans lâme,
Mais comble dor aux mille tuiles, Toit!
Temple du Temps, quun seul soupir résume,
À ce point pur je monte et maccoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur laltitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à lâme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant dorgueil, après tant détrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je mabandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui mapprivoise à son frêle mouvoir.
Lâme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose dombre une morne moitié.
O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès dun coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et lévénement pur,
Jattends lécho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans lâme un creux toujours futur!
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front lattire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein dun feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé dor, de pierre et darbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant dombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!
Chienne splendide, écarte lidolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!
Ici venu, lavenir est paresse.
Linsecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans lair
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre dabsence,
Et lamertume est douce, et lesprit clair.
Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu nas que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
Largile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
Lart personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui naura plus ces couleurs de mensonge
Quaux yeux de chair londe et lor font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
Nest point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!
Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Quimporte! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis dappartenir!
Zénon! Cruel Zénon! Zénon dÊlée!
Mas-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son menfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour lâme, Achille immobile à grands pas!
Non, non! . . . Debout! Dans lère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à londe en rejaillir vivant.
Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords létincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil,
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
Lair immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez deaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!
2 198
1
Jorge Luis Borges
Ya no es mágico el mundo Te han dejado
Ya no es mágico el mundo. Te han dejado.
Ya no compartirás la clara luna
ni los lentos jardines. Ya no hay una
luna que no sea espejo del pasado,
cristal de soledad, sol de agonías.
Adiós las mutuas manos y las sienes
que acercaba el amor. Hoy sólo tienes
la fiel memoria y los desiertos días.
Nadie pierde (repites vanamente)
sino lo que no tiene y no ha tenido
nunca, pero no basta ser valiente
para aprender el arte del olvido.
Un símbolo, una rosa, te desgarra
y te puede matar una guitarra.
II
Ya no seré feliz. Tal vez no importa.
Hay tantas otras cosas en el mundo;
un instante cualquiera es más profundo
y diverso que el mar. La vida es corta
y aunque las horas son tan largas, una
oscura maravilla nos acecha,
la muerte, ese otro mar, esa otra flecha
que nos libra del sol y de la luna
y del amor. La dicha que me diste
y me quitaste debe ser borrada;
lo que era todo tiene que ser nada.
Sólo que me queda el goce de estar triste,
esa vana costumbre que me inclina
al Sur, a cierta puerta, a cierta esquina.
Ya no compartirás la clara luna
ni los lentos jardines. Ya no hay una
luna que no sea espejo del pasado,
cristal de soledad, sol de agonías.
Adiós las mutuas manos y las sienes
que acercaba el amor. Hoy sólo tienes
la fiel memoria y los desiertos días.
Nadie pierde (repites vanamente)
sino lo que no tiene y no ha tenido
nunca, pero no basta ser valiente
para aprender el arte del olvido.
Un símbolo, una rosa, te desgarra
y te puede matar una guitarra.
II
Ya no seré feliz. Tal vez no importa.
Hay tantas otras cosas en el mundo;
un instante cualquiera es más profundo
y diverso que el mar. La vida es corta
y aunque las horas son tan largas, una
oscura maravilla nos acecha,
la muerte, ese otro mar, esa otra flecha
que nos libra del sol y de la luna
y del amor. La dicha que me diste
y me quitaste debe ser borrada;
lo que era todo tiene que ser nada.
Sólo que me queda el goce de estar triste,
esa vana costumbre que me inclina
al Sur, a cierta puerta, a cierta esquina.
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1
Eugénio de Andrade
Desde a aurora
Como um sol de polpa escura
para levar à boca,
eis as mãos:
procuram-te desde o chão,
entre os veios do sono
e da memória procuram-te:
à vertigem do ar
abrem as portas:
vai entrar o vento ou o violento
aroma de uma candeia,
e subitamente a ferida
recomeça a sangrar:
é tempo de colher: a noite
iluminou-se bago a bago:vais surgir
para beber de um trago
como um grito contra o muro.
Sou eu, desde a aurora,
eu-a terra-que te procuro.
de Obscuro Domínio
para levar à boca,
eis as mãos:
procuram-te desde o chão,
entre os veios do sono
e da memória procuram-te:
à vertigem do ar
abrem as portas:
vai entrar o vento ou o violento
aroma de uma candeia,
e subitamente a ferida
recomeça a sangrar:
é tempo de colher: a noite
iluminou-se bago a bago:vais surgir
para beber de um trago
como um grito contra o muro.
Sou eu, desde a aurora,
eu-a terra-que te procuro.
de Obscuro Domínio
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1
Fiama Hasse Pais Brandão
Sumário Lírico
Nesta janela de ver passar os barcos em vidraças,
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
2 579
1
Florbela Espanca
Supremo Enleio
Quanta mulher no teu passado, quanta!
Tanta sombra em redor! Mas que me importa?
Se delas veio o sonho que conforta,
A sua vinda foi três vezes santa!
Erva do chão que a mão de Deus levanta,
Folhas murchas de rojo à tua porta...
Quando eu for uma pobre coisa morta,
Quanta mulher ainda! Quanta! Quanta!
Mas eu sou a manhã: apago estrelas!
Hás de ver-me, beijar-me em todas elas,
Mesmo na boca da que for mais linda!
E quando a derradeira, enfim, vier,
Nesse corpo vibrante de mulher
Será o meu que hás de encontrar ainda...
Tanta sombra em redor! Mas que me importa?
Se delas veio o sonho que conforta,
A sua vinda foi três vezes santa!
Erva do chão que a mão de Deus levanta,
Folhas murchas de rojo à tua porta...
Quando eu for uma pobre coisa morta,
Quanta mulher ainda! Quanta! Quanta!
Mas eu sou a manhã: apago estrelas!
Hás de ver-me, beijar-me em todas elas,
Mesmo na boca da que for mais linda!
E quando a derradeira, enfim, vier,
Nesse corpo vibrante de mulher
Será o meu que hás de encontrar ainda...
5 669
1
Alexei Bueno
Transmutação
Transmutação
Nascemos carne. E a cada dia
Nos vamos transformando em sonho.
Há sempre um patamar tristonho
Na escada em que antes não havia.
Há sempre um quarto em que vivemos
E nunca vimos. Sempre há um morto
Que bate à porta. Há sempre um porto
Que jamais houve e de onde viemos.
Há uma manhã cinza na feira
Que não se acaba há muitos anos.
Há uma mulher, nua entre panos,
Que não é nossa a vida inteira.
O tempo espera, inalterado
Como um licor, que nós subamos
Por ele abaixo, nós que vamos
Descendo-o acima em passo ousado.
Atrás há a aurora. À frente o nada.
No meio a confusão das luas.
Ah! quem voltasse às mesmas ruas
Em senso inverso, até a entrada.
Quem desse as costas à saída
Certa e voraz, e, dessa sorte,
Fosse afastando-se da morte
Até a primeira hora da vida
E seu mistério, e se encarnasse
Nos seus eus idos, e fugisse
Por si acima, até que ouvisse
O choro antigo, e ainda o passasse.
Nascemos carne, e ao sonho vamos.
Somos o fio que desfaz
Toda a tapeçaria, mas
Quem é que o puxa, nem sonhamos.
Vamos fazendo-nos de ar
De crianças rijas que já fomos,
Vamos como explodindo em gomos
De ser, um fruto a se espalhar.
Nossos amigos são de vento
Cada vez mais. As nossas casas
Grãos que o sol doura. Soam asas
No nosso cofre mais sedento.
Para isso apenas nos gerastes,
Para ser sonho, mães de sonho.
Há sempre um pássaro medonho
Nos nomeando entre umas hastes.
Há sempre um baile de sumidos
Na íntima praça inexistente.
Há um branco sol sempre presente
Na noite em que vamos perdidos.
Há um rosto cruel que nos exorta.
E escadas. E a manhã na feira
Que vai durando a vida inteira.
Há o patamar. E um beijo. E a porta.
Nascemos carne. E a cada dia
Nos vamos transformando em sonho.
Há sempre um patamar tristonho
Na escada em que antes não havia.
Há sempre um quarto em que vivemos
E nunca vimos. Sempre há um morto
Que bate à porta. Há sempre um porto
Que jamais houve e de onde viemos.
Há uma manhã cinza na feira
Que não se acaba há muitos anos.
Há uma mulher, nua entre panos,
Que não é nossa a vida inteira.
O tempo espera, inalterado
Como um licor, que nós subamos
Por ele abaixo, nós que vamos
Descendo-o acima em passo ousado.
Atrás há a aurora. À frente o nada.
No meio a confusão das luas.
Ah! quem voltasse às mesmas ruas
Em senso inverso, até a entrada.
Quem desse as costas à saída
Certa e voraz, e, dessa sorte,
Fosse afastando-se da morte
Até a primeira hora da vida
E seu mistério, e se encarnasse
Nos seus eus idos, e fugisse
Por si acima, até que ouvisse
O choro antigo, e ainda o passasse.
Nascemos carne, e ao sonho vamos.
Somos o fio que desfaz
Toda a tapeçaria, mas
Quem é que o puxa, nem sonhamos.
Vamos fazendo-nos de ar
De crianças rijas que já fomos,
Vamos como explodindo em gomos
De ser, um fruto a se espalhar.
Nossos amigos são de vento
Cada vez mais. As nossas casas
Grãos que o sol doura. Soam asas
No nosso cofre mais sedento.
Para isso apenas nos gerastes,
Para ser sonho, mães de sonho.
Há sempre um pássaro medonho
Nos nomeando entre umas hastes.
Há sempre um baile de sumidos
Na íntima praça inexistente.
Há um branco sol sempre presente
Na noite em que vamos perdidos.
Há um rosto cruel que nos exorta.
E escadas. E a manhã na feira
Que vai durando a vida inteira.
Há o patamar. E um beijo. E a porta.
1 969
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T. S. Eliot
The Love Song of J Alfred Prufrock
The Love Song of J. Alfred Prufrock
Sio credesse che mia risposta fosse
A persona che mai tornasse al mondo,
Questa fiamma staria senza piu scosse.
Ma perciocche giammai di questo fondo
Non torno vivo alcun, siodo il vero,
Senza tema dinfamia ti rispondo.
LET us go then, you and I,
When the evening is spread out against the sky
Like a patient etherised upon a table;
Let us go, through certain half-deserted streets,
The muttering retreats
Of restless nights in one-night cheap hotels
And sawdust restaurants with oyster-shells:
Streets that follow like a tedious argument
Of insidious intent
To lead you to an overwhelming question...
Oh, do not ask, "What is it?"
Let us go and make our visit.
In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.
The yellow fog that rubs its back upon the window-panes,
The yellow smoke that rubs its muzzle on the window-panes
Licked its tongue into the corners of the evening,
Lingered upon the pools that stand in drains,
Let fall upon its back the soot that falls from chimneys,
Slipped by the terrace, made a sudden leap,
And seeing that it was a soft October night,
Curled once about the house, and fell asleep.
And indeed there will be time
For the yellow smoke that slides along the street,
Rubbing its back upon the window-panes;
There will be time, there will be time
To prepare a face to meet the faces that you meet;
There will be time to murder and create,
And time for all the works and days of hands
That lift and drop a question on your plate;
Time for you and time for me,
And time yet for a hundred indecisions,
And for a hundred visions and revisions,
Before the taking of a toast and tea.
In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.
And indeed there will be time
To wonder, "Do I dare?" and, "Do I dare?"
Time to turn back and descend the stair,
With a bald spot in the middle of my hair—
[They will say: "How his hair is growing thin!"]
My morning coat, my collar mounting firmly to the chin,
My necktie rich and modest, but asserted by a simple pin—
[They will say: "But how his arms and legs are thin!"]
Do I dare
Disturb the universe?
In a minute there is time
For decisions and revisions which a minute will reverse.
For I have known them all already, known them all:—
Have known the evenings, mornings, afternoons,
I have measured out my life with coffee spoons;
I know the voices dying with a dying fall
Beneath the music from a farther room.
So how should I presume?
And I have known the eyes already, known them all—
The eyes that fix you in a formulated phrase,
And when I am formulated, sprawling on a pin,
When I am pinned and wriggling on the wall,
Then how should I begin
To spit out all the butt-ends of my days and ways?
And how should I presume?
And I have known the arms already, known them all—
Arms that are braceleted and white and bare
[But in the lamplight, downed with light brown hair!]
It is perfume from a dress
That makes me so digress?
Arms that lie along a table, or wrap about a shawl.
And should I then presume?
And how should I begin?
. . . . .
Shall I say, I have gone at dusk through narrow streets
And watched the smoke that rises from the pipes
Of lonely men in shirt-sleeves, leaning out of windows?...
I should have been a pair of ragged claws
Scuttling across the floors of silent seas.
. . . . .
And the afternoon, the evening, sleeps so peacefully!
Smoothed by long fingers,
Asleep ... tired ... or it malingers,
Stretched on the floor, here beside you and me.
Should I, after tea and cakes and ices,
Have the strength to force the moment to its crisis?
But though I have wept and fasted, wept and prayed,
Though I have seen my head [grown slightly bald] brought in upon a platter,
I am no prophet—and heres no great matter;
I have seen the moment of my greatness flicker,
And I have seen the eternal Footman hold my coat, and snicker,
And in short, I was afraid.
And would it have been worth it, after all,
After the cups, the marmalade, the tea,
Among the porcelain, among some talk of you and me,
Would it have been worth while,
To have bitten off the matter with a smile,
To have squeezed the universe into a ball
To roll it toward some overwhelming question,
To say: "I am Lazarus, come from the dead,
Come back to tell you all, I shall tell you all"—
If one, settling a pillow by her head,
Should say: "That is not what I meant at all.
That is not it, at all."
And would it have been worth it, after all,
Would it have been worth while,
After the sunsets and the dooryards and the sprinkled streets,
After the novels, after the teacups, after the skirts that trail along the floor—
And this, and so much more?—
It is impossible to say just what I mean!
But as if a magic lantern threw the nerves in patterns on a screen:
Would it have been worth while
If one, settling a pillow or throwing off a shawl,
And turning toward the window, should say:
"That is not it at all,
That is not what I meant, at all."
. . . . .
No! I am not Prince Hamlet, nor was meant to be;
Am an attendant lord, one that will do
To swell a progress, start a scene or two,
Advise the prince; no doubt, an easy tool,
Deferential, glad to be of use,
Politic, cautious, and meticulous;
Full of high sentence, but a bit obtuse;
At times, indeed, almost ridiculous—
Almost, at times, the Fool.
I grow old ... I grow old...
I shall wear the bottoms of my trousers rolled.
Shall I part my hair behind? Do I dare to eat a peach?
I shall wear white flannel trousers, and walk upon the beach.
I have heard the mermaids singing, each to each.
I do not think that they will sing to me.
I have seen them riding seaward on the waves
Combing the white hair of the waves blown back
When the wind blows the water white and black.
We have lingered in the chambers of the sea
By sea-girls wreathed with seaweed red and brown
Till human voices wake us, and we drown.
Sio credesse che mia risposta fosse
A persona che mai tornasse al mondo,
Questa fiamma staria senza piu scosse.
Ma perciocche giammai di questo fondo
Non torno vivo alcun, siodo il vero,
Senza tema dinfamia ti rispondo.
LET us go then, you and I,
When the evening is spread out against the sky
Like a patient etherised upon a table;
Let us go, through certain half-deserted streets,
The muttering retreats
Of restless nights in one-night cheap hotels
And sawdust restaurants with oyster-shells:
Streets that follow like a tedious argument
Of insidious intent
To lead you to an overwhelming question...
Oh, do not ask, "What is it?"
Let us go and make our visit.
In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.
The yellow fog that rubs its back upon the window-panes,
The yellow smoke that rubs its muzzle on the window-panes
Licked its tongue into the corners of the evening,
Lingered upon the pools that stand in drains,
Let fall upon its back the soot that falls from chimneys,
Slipped by the terrace, made a sudden leap,
And seeing that it was a soft October night,
Curled once about the house, and fell asleep.
And indeed there will be time
For the yellow smoke that slides along the street,
Rubbing its back upon the window-panes;
There will be time, there will be time
To prepare a face to meet the faces that you meet;
There will be time to murder and create,
And time for all the works and days of hands
That lift and drop a question on your plate;
Time for you and time for me,
And time yet for a hundred indecisions,
And for a hundred visions and revisions,
Before the taking of a toast and tea.
In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.
And indeed there will be time
To wonder, "Do I dare?" and, "Do I dare?"
Time to turn back and descend the stair,
With a bald spot in the middle of my hair—
[They will say: "How his hair is growing thin!"]
My morning coat, my collar mounting firmly to the chin,
My necktie rich and modest, but asserted by a simple pin—
[They will say: "But how his arms and legs are thin!"]
Do I dare
Disturb the universe?
In a minute there is time
For decisions and revisions which a minute will reverse.
For I have known them all already, known them all:—
Have known the evenings, mornings, afternoons,
I have measured out my life with coffee spoons;
I know the voices dying with a dying fall
Beneath the music from a farther room.
So how should I presume?
And I have known the eyes already, known them all—
The eyes that fix you in a formulated phrase,
And when I am formulated, sprawling on a pin,
When I am pinned and wriggling on the wall,
Then how should I begin
To spit out all the butt-ends of my days and ways?
And how should I presume?
And I have known the arms already, known them all—
Arms that are braceleted and white and bare
[But in the lamplight, downed with light brown hair!]
It is perfume from a dress
That makes me so digress?
Arms that lie along a table, or wrap about a shawl.
And should I then presume?
And how should I begin?
. . . . .
Shall I say, I have gone at dusk through narrow streets
And watched the smoke that rises from the pipes
Of lonely men in shirt-sleeves, leaning out of windows?...
I should have been a pair of ragged claws
Scuttling across the floors of silent seas.
. . . . .
And the afternoon, the evening, sleeps so peacefully!
Smoothed by long fingers,
Asleep ... tired ... or it malingers,
Stretched on the floor, here beside you and me.
Should I, after tea and cakes and ices,
Have the strength to force the moment to its crisis?
But though I have wept and fasted, wept and prayed,
Though I have seen my head [grown slightly bald] brought in upon a platter,
I am no prophet—and heres no great matter;
I have seen the moment of my greatness flicker,
And I have seen the eternal Footman hold my coat, and snicker,
And in short, I was afraid.
And would it have been worth it, after all,
After the cups, the marmalade, the tea,
Among the porcelain, among some talk of you and me,
Would it have been worth while,
To have bitten off the matter with a smile,
To have squeezed the universe into a ball
To roll it toward some overwhelming question,
To say: "I am Lazarus, come from the dead,
Come back to tell you all, I shall tell you all"—
If one, settling a pillow by her head,
Should say: "That is not what I meant at all.
That is not it, at all."
And would it have been worth it, after all,
Would it have been worth while,
After the sunsets and the dooryards and the sprinkled streets,
After the novels, after the teacups, after the skirts that trail along the floor—
And this, and so much more?—
It is impossible to say just what I mean!
But as if a magic lantern threw the nerves in patterns on a screen:
Would it have been worth while
If one, settling a pillow or throwing off a shawl,
And turning toward the window, should say:
"That is not it at all,
That is not what I meant, at all."
. . . . .
No! I am not Prince Hamlet, nor was meant to be;
Am an attendant lord, one that will do
To swell a progress, start a scene or two,
Advise the prince; no doubt, an easy tool,
Deferential, glad to be of use,
Politic, cautious, and meticulous;
Full of high sentence, but a bit obtuse;
At times, indeed, almost ridiculous—
Almost, at times, the Fool.
I grow old ... I grow old...
I shall wear the bottoms of my trousers rolled.
Shall I part my hair behind? Do I dare to eat a peach?
I shall wear white flannel trousers, and walk upon the beach.
I have heard the mermaids singing, each to each.
I do not think that they will sing to me.
I have seen them riding seaward on the waves
Combing the white hair of the waves blown back
When the wind blows the water white and black.
We have lingered in the chambers of the sea
By sea-girls wreathed with seaweed red and brown
Till human voices wake us, and we drown.
2 320
1
Gilson Nascimento
Entardecer da vida
Minha vida entardece, de repente
Sinto o peso dos anos. Na verdade
Revivo o meu passado no presente
Surpreso me pergunto: isso é da idade?
Meu íntimo responde: é, tens razão
Ao passo que se vive não se esquece
O que já foi vivido. A emoção,
O riso, o sonho, o gargalhar, a prece
Os bons e maus momentos tecem a vida
Todos eles na alma têm guarida
Onde dormitam pelo tempo afora
E de repente, então, meu caro amigo
O que no imo procurou abrigo
À saudade, desperta, como agora.
Sinto o peso dos anos. Na verdade
Revivo o meu passado no presente
Surpreso me pergunto: isso é da idade?
Meu íntimo responde: é, tens razão
Ao passo que se vive não se esquece
O que já foi vivido. A emoção,
O riso, o sonho, o gargalhar, a prece
Os bons e maus momentos tecem a vida
Todos eles na alma têm guarida
Onde dormitam pelo tempo afora
E de repente, então, meu caro amigo
O que no imo procurou abrigo
À saudade, desperta, como agora.
882
1
João José Cochofel
Paraíso Perdido
Que vens aqui fazer, espírito velho
de tudo o que foi perdido
e nunca mais achei?
Então...
ainda eu olhava o mundo
com meus olhos de manhãs azuis,
e nos lábios
havia ainda a ternura dos beijos moços
como a relva dos prados.
Foi mais tarde...
que a vida me entardeceu.
(Tardes enevoadas e frias,
abandonadas,
ermas
tristes como eu... )
Foi mais tarde...
que a tal desgraça se deu.
de tudo o que foi perdido
e nunca mais achei?
Então...
ainda eu olhava o mundo
com meus olhos de manhãs azuis,
e nos lábios
havia ainda a ternura dos beijos moços
como a relva dos prados.
Foi mais tarde...
que a vida me entardeceu.
(Tardes enevoadas e frias,
abandonadas,
ermas
tristes como eu... )
Foi mais tarde...
que a tal desgraça se deu.
1 390
1
Carlos Figueiredo
Sou Silva
Polissêmico
De silvícola, de negro, de marrano.
Cada um a exigir sua vingança
em estigmas
cravados na memória.
Vivo como aqueles escravos
obrigados a ingerir,
como informa Cascudo
doses diárias de cachaça
para aturdimento.
De silvícola, de negro, de marrano.
Cada um a exigir sua vingança
em estigmas
cravados na memória.
Vivo como aqueles escravos
obrigados a ingerir,
como informa Cascudo
doses diárias de cachaça
para aturdimento.
794
1
Abrahão Cost'Andrade
Fortaleza
Escura cidade,
onde se balança a ânsia
de voltar para casa.
onde se balança a ânsia
de voltar para casa.
892
1
Mário de Sá-Carneiro
Ápice
O
reio de sol da tarde
Que uma janela perdida
Reflectiu
Num instante indiferente –
Arde,
Numa lembrança esvaída,
À minha memória de hoje
subitamente
Seu efémero arrepio
Ziguezagueia, ondula, foge,
Pela minha retentiva...
– E não poder adivinhar
– Por que mistério se me evoca
– Esta ideia fugitiva,
– Tão débil que mal me toca!....
– Ah, não sei porquê, mas certamente
Aquele raio cadente
Alguma coisa foi na minha sorte
Que a sua projecção atravessou...
Tanto segredo no destino de uma vida ...
É como a ideia de Norte,
Preconcebida,
Que sempre me acompanhou...
reio de sol da tarde
Que uma janela perdida
Reflectiu
Num instante indiferente –
Arde,
Numa lembrança esvaída,
À minha memória de hoje
subitamente
Seu efémero arrepio
Ziguezagueia, ondula, foge,
Pela minha retentiva...
– E não poder adivinhar
– Por que mistério se me evoca
– Esta ideia fugitiva,
– Tão débil que mal me toca!....
– Ah, não sei porquê, mas certamente
Aquele raio cadente
Alguma coisa foi na minha sorte
Que a sua projecção atravessou...
Tanto segredo no destino de uma vida ...
É como a ideia de Norte,
Preconcebida,
Que sempre me acompanhou...
4 579
1
Carlos Figueiredo
No mundo das fadas
No mundo das fadas
cada nome é usado uma única vez
em histórias contadas pelo vento
A luz é uma música
o mar é curvo
os olhos são espelhos
e a noite é um grito
e é dos seus gemidos
que surge a areia das praias.
No mundo das fadas
o Tempo é um luar
no bosque da memória
onde correm almas de rios
em cachoeiras-miragens
até um lago
feito da pele que vai saindo do arfar
de um coração-estrela.
No mundo das fadas
um Dia é Amor
dedos são crianças
e há uma torre
onde não há nada.
(cont.)
No mundo das fadas
raízes são pássaros
rostos são relâmpagos.
E se respiram lâminas
delgadas, rítmicas, fatais,
que se morre a cada instante
e a cada volta
é preciso substituir o coro.
cada nome é usado uma única vez
em histórias contadas pelo vento
A luz é uma música
o mar é curvo
os olhos são espelhos
e a noite é um grito
e é dos seus gemidos
que surge a areia das praias.
No mundo das fadas
o Tempo é um luar
no bosque da memória
onde correm almas de rios
em cachoeiras-miragens
até um lago
feito da pele que vai saindo do arfar
de um coração-estrela.
No mundo das fadas
um Dia é Amor
dedos são crianças
e há uma torre
onde não há nada.
(cont.)
No mundo das fadas
raízes são pássaros
rostos são relâmpagos.
E se respiram lâminas
delgadas, rítmicas, fatais,
que se morre a cada instante
e a cada volta
é preciso substituir o coro.
977
1
Fernando Pessoa
Se penso mais que um momento
Se penso mais que um momento
Na vida que eis a passar,
Sou para o meu pensamento
Um cadáver a esperar.
Dentro em breve (poucos anos
É quanto vive quem vive),
Eu, anseios e enganos,
Eu, quanto tive ou não tive,
Deixarei de ser visível
Na terra onde dá o Sol,
E, ou desfeito e insensível,
Ou ébrio de outro arrebol,
Terei perdido, suponho,
O contacto quente e humano
Com a terra, com o sonho,
Com mês a mês e ano a ano.
Por mais que o Sol doire a face
Dos dias, o espaço mudo
Lambra-nos que isso é disfarce
E que é a noite que é tudo.
Na vida que eis a passar,
Sou para o meu pensamento
Um cadáver a esperar.
Dentro em breve (poucos anos
É quanto vive quem vive),
Eu, anseios e enganos,
Eu, quanto tive ou não tive,
Deixarei de ser visível
Na terra onde dá o Sol,
E, ou desfeito e insensível,
Ou ébrio de outro arrebol,
Terei perdido, suponho,
O contacto quente e humano
Com a terra, com o sonho,
Com mês a mês e ano a ano.
Por mais que o Sol doire a face
Dos dias, o espaço mudo
Lambra-nos que isso é disfarce
E que é a noite que é tudo.
4 985
1
António Franco Alexandre
Já lentamente sofro a tua água,o sopro
da memória nas colinas.
deste-me um corpo,a casa
onde acordar o vento,e a terra,e a paz
desconhecida.
nesta cave de pele te implorei os dias
o óleo da manhã nas mãos desertas.
a cada instante me devora o gume
embotado da tua
luz sonora.
afasta do meu rosto a tua vã promessa.deixa
que seja brando o sono sem lembrança,
um chão de terra nua.
do teu jardim de chamas me despeço.
de Visitação
deste-me um corpo,a casa
onde acordar o vento,e a terra,e a paz
desconhecida.
nesta cave de pele te implorei os dias
o óleo da manhã nas mãos desertas.
a cada instante me devora o gume
embotado da tua
luz sonora.
afasta do meu rosto a tua vã promessa.deixa
que seja brando o sono sem lembrança,
um chão de terra nua.
do teu jardim de chamas me despeço.
de Visitação
1 410
1
Amélia Rodrigues
Descobertas
Hoje
Atravessei a porta da minha consciência
E percebi quão tristes e voluntariosas
São as minhas concepções de saudade.
Reencontrei,
Na chama da sua lembrança,
A força e vida de um sentimento
Arguto, permanente e ocioso
Que se alimenta da solidão do meu ego.
Forte,
Busquei a cura,
A vacina para este mal.
Adensei os meus valores,
Corrigindo sensações e avaliando
Respostas...
Fraca,
Desci a estrada do inconformismo
Por não poder trazê-lo à eternidade
E a solidão se fez mais forte
Rasgando as minhas defesas,
Fazendo-se imune à reação do meu espírito.
Hoje
Atravessei a porta da minha consciência
E percebi quão insólito e inescrupuloso
É o amor que sinto por você.
Atravessei a porta da minha consciência
E percebi quão tristes e voluntariosas
São as minhas concepções de saudade.
Reencontrei,
Na chama da sua lembrança,
A força e vida de um sentimento
Arguto, permanente e ocioso
Que se alimenta da solidão do meu ego.
Forte,
Busquei a cura,
A vacina para este mal.
Adensei os meus valores,
Corrigindo sensações e avaliando
Respostas...
Fraca,
Desci a estrada do inconformismo
Por não poder trazê-lo à eternidade
E a solidão se fez mais forte
Rasgando as minhas defesas,
Fazendo-se imune à reação do meu espírito.
Hoje
Atravessei a porta da minha consciência
E percebi quão insólito e inescrupuloso
É o amor que sinto por você.
1 764
1
Carlos de Oliveira
Visão de José Gomes Ferreira no Vanderman
Nos cimos,
onde a água esperava o momento de vir lavar
os homens,
Você viu
por um súbito rasgão da insónia
os animais miúdos comidos pelos maiores,os
maiores comidos pelos homens,os homens
roídos pela antropofagia e pelos dentes
amarelos das estrelas.
Desde então,
o seu remorso brota de cada gota-recordação do
Vanderman
e o tempo,devorando as estrelas,engorda mais
com as grandes patas fulvas atoladas em
nossos corações,
essa lama de sangue.
de Terra de Harmonia
onde a água esperava o momento de vir lavar
os homens,
Você viu
por um súbito rasgão da insónia
os animais miúdos comidos pelos maiores,os
maiores comidos pelos homens,os homens
roídos pela antropofagia e pelos dentes
amarelos das estrelas.
Desde então,
o seu remorso brota de cada gota-recordação do
Vanderman
e o tempo,devorando as estrelas,engorda mais
com as grandes patas fulvas atoladas em
nossos corações,
essa lama de sangue.
de Terra de Harmonia
1 799
1
Fernando Pessoa
A low, sad wind fills the lone night
A low, sad wind fills the lone night
With its one solitary sound.
I have forgotten what delight
Delight has, in the vague around
All sleep is consecrated ground.
Alas for all I ever hoped!
The sheep crop what it lies beneath.
Its grave is where the mountain sloped
When mountains were, but now the heath
Is all the life above its death.
Moan, solitary wind that wakes
When the day sleeps! Moan vague and low!
That which I never was now slakes
Its thirst where reeds cluster round lakes
Of silence, or mute rivers go.
To-morrow shall be yesterday
Lest life forget what it is ever.
I shall myself cast this away
That I am now, and myself sever
From what of me weeps by this river.
This river of the haunted night
That under stars I do not see
Has neither purpose nor delight.
Moan, solitary wind, and be
This life’s unchanging, shoreless sea!
13/3/1933
now takes
Its sleep where reeds dip into lakes
With its one solitary sound.
I have forgotten what delight
Delight has, in the vague around
All sleep is consecrated ground.
Alas for all I ever hoped!
The sheep crop what it lies beneath.
Its grave is where the mountain sloped
When mountains were, but now the heath
Is all the life above its death.
Moan, solitary wind that wakes
When the day sleeps! Moan vague and low!
That which I never was now slakes
Its thirst where reeds cluster round lakes
Of silence, or mute rivers go.
To-morrow shall be yesterday
Lest life forget what it is ever.
I shall myself cast this away
That I am now, and myself sever
From what of me weeps by this river.
This river of the haunted night
That under stars I do not see
Has neither purpose nor delight.
Moan, solitary wind, and be
This life’s unchanging, shoreless sea!
13/3/1933
now takes
Its sleep where reeds dip into lakes
4 810
1
Fernando Pessoa
REGRET
REGRET
I would that I were again a child
And a child you sweet and pure,
That we might be free and wild
In our consciousness obscure;
That we might play fantastic games
Under trees silent and shady,
That we might have fairy-book names,
I be a lord, you a lady.
And all were a strong ignorance
And a healthy want of thought,
And many a prank, many a dance
Our unresting feet had wrought;
And I would act well a clown's part
To your childish laughter winning,
And I would call you my sweetheart
And the name would have no meaning.
Or sitting close we each other would move
With tales that now gone are sad;
We would have no sex, would feel no love,
Good without fighting the bad.
And a flower would be our life's delight
And a nutshell boat our treasure:
We would lock it in a cupboard at night
As in memory a pleasure.
We would spend hours and days like a wealth
Of goodness too great to cloy,
We would deep enjoy innocence and health
Knowing not we did enjoy...
Ah, what bitterest is is that alone
Now one feeling in me I trace –
That knowledge of what from us hath gone
And of what it left in its place.
Alexander Search
May 29th. 1907
I would that I were again a child
And a child you sweet and pure,
That we might be free and wild
In our consciousness obscure;
That we might play fantastic games
Under trees silent and shady,
That we might have fairy-book names,
I be a lord, you a lady.
And all were a strong ignorance
And a healthy want of thought,
And many a prank, many a dance
Our unresting feet had wrought;
And I would act well a clown's part
To your childish laughter winning,
And I would call you my sweetheart
And the name would have no meaning.
Or sitting close we each other would move
With tales that now gone are sad;
We would have no sex, would feel no love,
Good without fighting the bad.
And a flower would be our life's delight
And a nutshell boat our treasure:
We would lock it in a cupboard at night
As in memory a pleasure.
We would spend hours and days like a wealth
Of goodness too great to cloy,
We would deep enjoy innocence and health
Knowing not we did enjoy...
Ah, what bitterest is is that alone
Now one feeling in me I trace –
That knowledge of what from us hath gone
And of what it left in its place.
Alexander Search
May 29th. 1907
4 694
1
Fernando Pessoa
20 - MONOTONY
MONOTONY
Each hot and shaded ember
Includes the outer wet.
Let us, my life, remember
Our thoughts info regret.
The meaning wind blows colder
Upon the wetted pane.
Our hearts, alas!, feel older
In seeking to live again.
The night hurts. Each red ember
To hotter redness fret!
Alas! When I remember
I wish I could forget.
What vague and cold gusts enter
My soul as by a door!
My soul is the living centre
Of dreams that are no more.
Startle yet more each ember!
Make the fire nearer yet!
How easy it is to remember
When memory means regret!
The wetting wind is higher
All round my senses lone.
My eyes leave not the fire,
My lips a vague name moan.
Shift uselessly each ember!
All our soul is regret.
We regret what we remember
And regret what we forget.
O colder and wilder blowing
The wind through the wet gloom!
On the grave of my past is glowing
A red rose in full bloom.
A darkness lakes each ember.
I stir them not, yet fret.
Our life is to remember
And our wish to forget.
My mystery comes to touch
My shoulder till I dread.
The red rose is dead. Such
As I was is now dead.
Could I wish to forget, pale ember,
Without pining or regret!
Or could I wish to remember
Without wishing to forget!
Each hot and shaded ember
Includes the outer wet.
Let us, my life, remember
Our thoughts info regret.
The meaning wind blows colder
Upon the wetted pane.
Our hearts, alas!, feel older
In seeking to live again.
The night hurts. Each red ember
To hotter redness fret!
Alas! When I remember
I wish I could forget.
What vague and cold gusts enter
My soul as by a door!
My soul is the living centre
Of dreams that are no more.
Startle yet more each ember!
Make the fire nearer yet!
How easy it is to remember
When memory means regret!
The wetting wind is higher
All round my senses lone.
My eyes leave not the fire,
My lips a vague name moan.
Shift uselessly each ember!
All our soul is regret.
We regret what we remember
And regret what we forget.
O colder and wilder blowing
The wind through the wet gloom!
On the grave of my past is glowing
A red rose in full bloom.
A darkness lakes each ember.
I stir them not, yet fret.
Our life is to remember
And our wish to forget.
My mystery comes to touch
My shoulder till I dread.
The red rose is dead. Such
As I was is now dead.
Could I wish to forget, pale ember,
Without pining or regret!
Or could I wish to remember
Without wishing to forget!
4 417
1
Fernando Pessoa
4 - SPELL
SPELL
From the moonlit brink of dreams
I stretch foiled hands to thee,
O borne down other streams
Than eye can think to see!
O crowned with spirit beams!
O veiled spirituality!
My dreams and thoughts abate
Their pennons at thy feet.
O angel born too late
For fallen man to meet!
In what new sensual state
Could our twined lives feel sweet?
What new emotion must
I dream to think thee mine?
What purity of lust?
O tendrilled as a vine
Around my caressed trust!
O dream-pressed spirit-wine!
From the moonlit brink of dreams
I stretch foiled hands to thee,
O borne down other streams
Than eye can think to see!
O crowned with spirit beams!
O veiled spirituality!
My dreams and thoughts abate
Their pennons at thy feet.
O angel born too late
For fallen man to meet!
In what new sensual state
Could our twined lives feel sweet?
What new emotion must
I dream to think thee mine?
What purity of lust?
O tendrilled as a vine
Around my caressed trust!
O dream-pressed spirit-wine!
4 545
1
Fernando Pessoa
Melodia triste sem pranto,
Melodia triste sem pranto,
Diluída, antiga, feliz
Manhã de sentir a alma como um canto
De D. Dinis.
Vem do fundo do campo, da hora,
E do modo triste como ouço,
Uma voz que canta, e se demora.
Escuto alto, mas não posso
Distinguir o que diz; é música só,
Feita de coração, sem dizer:
Murmúrio de quem embala, com um vago dó
De o menino ter de crescer.
24/08/1930
Diluída, antiga, feliz
Manhã de sentir a alma como um canto
De D. Dinis.
Vem do fundo do campo, da hora,
E do modo triste como ouço,
Uma voz que canta, e se demora.
Escuto alto, mas não posso
Distinguir o que diz; é música só,
Feita de coração, sem dizer:
Murmúrio de quem embala, com um vago dó
De o menino ter de crescer.
24/08/1930
4 324
1
Fernando Pessoa
Em torno a mim, em maré cheia,
Em torno a mim, em maré cheia,
Soam como ondas a brilhar,
O dia, o tempo, a obra alheia,
O mundo natural a estar.
Mas eu, fechado no meu sonho,
Parado enigma, e, sem querer,
Inutilmente recomponho
Visões do que não pude ser.
Cadáver da vontade feita,
Mito real, sonho a sentir,
Sequência interrompida, eleita
Para os destinos de partir.
Mas presa à inércia angustiada
De não saber a direcção,
E ficar morto na erma estrada
Que vai da alma ao coração.
Hora própria, nunca venhas,
Que olhar talvez fosse pior...
E tu, sol claro que me banhas,
Ah, banha sempre o meu torpor!
26/04/1926
Soam como ondas a brilhar,
O dia, o tempo, a obra alheia,
O mundo natural a estar.
Mas eu, fechado no meu sonho,
Parado enigma, e, sem querer,
Inutilmente recomponho
Visões do que não pude ser.
Cadáver da vontade feita,
Mito real, sonho a sentir,
Sequência interrompida, eleita
Para os destinos de partir.
Mas presa à inércia angustiada
De não saber a direcção,
E ficar morto na erma estrada
Que vai da alma ao coração.
Hora própria, nunca venhas,
Que olhar talvez fosse pior...
E tu, sol claro que me banhas,
Ah, banha sempre o meu torpor!
26/04/1926
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