Je te salue…
Pierre de Ronsard
Je te salue, ô vermeillette fente
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, ô bienheuré pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente!
Cest toi qui fais que plus ne me tourmente
Larcher volant qui causait mes ennuis;
Tayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens ma force en moi déjà plus lente.
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
Dun poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles:
Tous verts galants devraient, pour thonnorer,
À beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles!
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, ô bienheuré pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente!
Cest toi qui fais que plus ne me tourmente
Larcher volant qui causait mes ennuis;
Tayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens ma force en moi déjà plus lente.
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
Dun poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles:
Tous verts galants devraient, pour thonnorer,
À beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles!
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