Tempo e Passagem
Paulo Teixeira
Monge na orla do mar
Com a santidade de quem se deixou ficar
sobre um chão de cal apagada,
olha a amplidão do espaço à sua frente
num cabo lançado sobre o mar.
Permanece hirto como osso temporal
depois que o tempo passou. Presciência a sua,
imóvel, neste fundo brenhoso da noite.
Pergaminho enrugado onde lesse os sinais,
o mar fumega frases obscuras para o céu.
As gaivotas ouvem-se gritando em roda,
indo, esmoleres do escuro e das horas.
Mas nem o oceano revolto nem o céu baço
espelham verdades que lhe sirvam, hoje,
com o seu rosto de ave nocturna perscrutando
sobre um manto de basalto que lhe pesa
à imposição do Seu dono e Senhor.
Enquanto a brisa lhe cristaliza as faces,
espera que nessa fenda escura do espaço
um astro apareça e brilhe. Apoia a cabeça na mão -
pudesse e desejava para o sono a eternidade.
Charles Baudelaire
Le voyage
I
Pour lenfant, amoureux de cartes et destampes ,
Lunivers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
Dautres, lhorreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux dune femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour nêtre pas changés en bêtes, ils senivrent
Despace et de lumière et de cieux embrasés;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne sécartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi quun conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont lesprit humain na jamais su le nom!
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, nétant nulle part, peut être nimporte où;
Où lHomme, dont jamais lespérance nest lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre loeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour... gloire... bonheur!»Enfer! cest une écueil!
Chaque îlot signalé par lhomme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
LImagination qui dresse son orgie
Ne trouve quun récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur dAmériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer?
Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en lair, de brillants paradis;
Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits dastres et déthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer lennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres dhorizons.
Dites, quavez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et dimprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient lattrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
- La jouissance ajoute au désir de la foorce.
Désir , vieil arbre à qui le plaisir sert dengrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près!
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès? - Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse.»
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans lavoir cherché,
Du haut jusques en bas de léchelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de limmortel péché;
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire sadorant et saimant sans dégoût;
Lhomme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de lesclave et ruisseau dans légoût;
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête quassaisonne et parfume le sang;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;
Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté;
LHumanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans lopium immense!
- Tel est du globe entier léternel bullletin.»
VII
Amer savoir, celui quon tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourdhui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis dhorreur dans un désert dennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, sil le faut. Lun court, et lautre se tapit
Pour tromper lennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit,
Comme le Juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est dautres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.
Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier: En avant!
De même quautrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux dun jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent:«Par ici!vous qui voulez manger
Le Lotus parfumé! cest ici quon vendange
Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui na jamais de fin!»
A laccent familier nous devinons le spectre;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
Fernando Pessoa
Primeiro prenúncio de trovoada de depois de amanhã.
As primeiras nuvens, brancas, pairam baixas no céu mortiço.
Da trovoada de depois de amanhã?
Tenho a certeza, mas a certeza é mentira.
Ter certeza é não estar vendo.
Depois de amanhã não há.
O que há é isto:
Um céu azul, um pouco baço, umas nuvens brancas no horizonte,
Com um retoque de sujo em baixo como se viesse negro depois,
Isto é o que hoje é,
E, como hoje por enquanto é tudo, isto é tudo.
Quem sabe se eu estarei morto depois de amanhã?
Se eu estiver morto depois de amanhã, a trovoada de depois de amanhã
Será outra trovoada do que seria se eu não tivesse morrido.
Bem sei que a trovoada não cai da minha vista,
Mas se eu não estiver no mundo,
O mundo será diferente –
Haverá eu a menos –
E a trovoada cairá num mundo diferente e não será a mesma trovoada.
10/07/1930
José Miguel Silva
Não sei se são os trinta anos
cada vez me assusta mais a solidão.
Aos vinte anos, aos vinte e cinco,
figurava o paraíso como um quarto vazio,
onde o silêncio de um livro ressoava
pela noite dentro. Protegia dos amigos
minhas horas, dos irmãos, dos apelos
do telefone. Como um cego de nascença,
estudava a escuridão. Sonhava-me
recluso numa ilha de fragais, rodeado
de trincheiras, distante de pracetas,
acenos, convites para jantar:
O lamento era o meu hobby preferido.
Não sei se são os trinta anos, a chuva,
o sabor de mais um dia derrubado
nos transportes colectivos,
A queda maligna das primeiras folhas;
não sei o que é, talvez o teu amor
comece, pouco a pouco, a civilizar-me.
Agora, se chego a casa e tu não estás,
corro a pôr música, abro janelas,
agarro-me ao telefone, como um náufrago,
incapaz de suportar por um segundo
o terror emboscado debaixo da cama,
atrás das estantes, dentro de mim.
Renato Rezende
Águas de Março
no meu apartamento
em Laranjeiras.
Tudo está mais lento.
Até mesmo o morro de pedra, sob a água,
o mirante de Dona Marta
fica mais doce, doce molhado, doce aço.
Chega até minha cama de solteiro
o cheiro suave da chuva,
e do vento:
o casamento
entre todos os elementos do universo.
Trégua
na luta geral da vida.
A cortina d'água na janela
se transforma numa tela
onde se projeta meu exílio
(esta vida nesta terra).
Memória.
A chuva molha
antigas companheiras
de cama em manhãs cinzentas como esta.
As férias na fazenda,
a infância
e o que ela teve de assombrosa e santa.
As tardes solitárias
na Espanha, na Itália, na França.
Ah, a Europa
de poliglotas cópulas.
(Toda chuva
a continuação da última).
Talvez em algumas dessas horas
eu tenha sido pleno.
Talvez em alguns desses momentos
de silêncio
eu tenha sido inteiro.
Chove. A água
silencia o tempo
e une a pedra à alma.
Rio de Janeiro, 17 de março 1997
Paulo Teixeira
A segunda Pessoa
W. H. Auden
Tu reincides sem nome na lembrança,
presença não conhecida mas desejada
além do véu das estações e dos anos,
distante como dia de sol na bruma,
guardam-te em vão silêncios e demoras;
ao papel vens como lição não decorada,
perdido em missas vazias e solenes,
tu, forma de despedaçamento no meu corpo,
tu, dilaceração sem marca sobre a pele.
A espera queimou já meio caminho
desta vida e para o ar que respiro
não há mão incensaria, estrelas
em vigília na funda noite das galáxias,
sóis negros e prestas nebulosas
que correm para o avesso de Deus.
Lâmpadas e a lua foram guardas destas noites,
sem enlevo e sem futuro, exaladas por uma alma
presa na armação dos últimos laços.
Um desejo pode ser agora o pavor de um anseio
teu tumultuando o sangue em trânsito
pelas moradas do corpo quando esse adejo,
sei, as deixa suspensas na varanda dos sentidos.
Inquiro essa vontade que fez de ti um ser
inacessível a todos os vaticínios, invalidado
em nome e corpo, esboroando-se entre os dedos
como estátua mensurável outrora num desejo
e cinzelada de um sopro contra a luz.
Renato Rezende
No Lixo
está catando restos
no depósito de lixo.
A pessoa pura
se perdeu em apuros.
No mundo moderno
o amor é complexo:
quanto menos beijo
mais eterno.
Há várias epidemias
que assolam a população
como se fôssemos vermes.
Mas não morremos.
Sobrevivemos
ao próprio tempo.
No meio da multidão
no Paço
Imperial,
na estação Central,
eu juro
eu confesso
que me perco.
Sou ninguém,
mas tenho o coração aceso.
Rio de Janeiro, 18 de abril 1997
José Tolentino Mendonça
Reconhecimento dos laços
por todas as razões
agora as tuas mãos estranhas ao medo
procuram um brilho mais puro, o lume
agora o tempo se mede por búzios
e os nomes flutuam mais leves que
as algas
podia abrigar duas formigas
e contar-te a história do mundo
desde que foi criado
podia se deixasses
escrever aquela história
da filha louca dos Matildes
a falar horas seguidas
da lucidez assustadora
deste poema
tudo podia
já que
os anjos do vento desenham na água
o fulgor inesperado
do teu gesto
Daniel Jonas
DENTE-DE-LEÃO
Eu soprei-a como velas
de aniversários
e ele envelheceu anos.
Ali, tão calvo agora, o ancião,
um leão glabro
entupido de testosterona,
um Sanção
com a sua cerviz rente
descravando
dos quadris da fêmea
a fome de uma semente.
Manuel António Pina
Sob escombros
Um tempo houve em que,
de tão próximo, quase podias ouvir
o silêncio do mundo pulsando
onde também tu eras mundo, coisa pulsante.
Extinguiu-se esse canto
não na morte
mas na vida excluída
da clarividência da infância
e de tudo o que pulsa,
fins e começos,
e corrompida pela estridência
e pela heterogeneidade.
Agora respondes por nomes supostos,
habitante de países hábeis e reais,
e precisas de ajuda para as coisas mais simples,
o pensamento, o sofrimento, a solidão.
A música, só voltarás a escutá-la
numa noite lívida,
uma noite mais vulnerável do que todas
(o presente desvanecendo-se, o passado cada vez mais lento)
um pouco antes de adormece
sob escombros.
Manuel António Pina | "Todas as palavras - poesia reunida 1974-2011", pág. 360 | Assírio & Alvim, 2012
Renato Rezende
O Balde
minha cidade de agora.
Me preencho
com teu peso.
Sou um balde que flutua
com um furo
em tuas águas sujas
e pouco a pouco afunda.
As três da madrugada
às três da tarde,
no túnel, na orla;
a mesma hora
se desdobra
desde o Império romano?
Rio de Janeiro, segundo milênio
da era de Cristo
quase findo.
O umbigo é o centro
do universo. O umbigo
de ninguém em concreto.
Tempo de menos.
Os que estão vivos
mal compreendem a vida.
Somos muito milhões de indivíduos
e para a maioria deles
não teria nada a dizer.
A não ser, talvez
"toda vida
é sagrada"
(e isto dito
dar as costas).
Conheço umas centenas de pessoas
que são minha idéia de humanidade.
Acho a humanidade doce.
Estou só.
Tenho desejos.
Mas nenhum ímpeto.
Até mesmo o sexo
ficou melhor imaginado
do que vivido.
Atravesso vários bairros
várias vidas.
Sou ouro e lixo.
Nas minhas asas puras
acolho, recolho
tua porra
e tua excremento.
Rio eterna
efêmera
aberta
Roma, Atenas, Pompéia.
Rio de Janeiro, 2 de maio 1997
Daniel Jonas
A RESISTÊNCIA À TEORIA
das minhas videiras
amadureçam
à luminosidade da palavra
dia
Chico Buarque
Futuros Amantes
Que nada é pra já
O amor não tem pressa
Ele pode esperar em silêncio
Num fundo de armário
Na posta-restante
Milênios, milênios
No ar
E quem sabe, então
O Rio será
Alguma cidade submersa
Os escafandristas virão
Explorar sua casa
Seu quarto, suas coisas
Sua alma, desvãos
Sábios em vão
Tentarão decifrar
O eco de antigas palavras
Fragmentos de cartas, poemas
Mentiras, retratos
Vestígios de estranha civilização
Não se afobe, não
Que nada é pra já
Amores serão sempre amáveis
Futuros amantes, quiçá
Se amarão sem saber
Com o amor que eu um dia
Deixei pra você
Renato Rezende
Nós
tem uma vida
atroz e parecida.
Parecida com a daqueles
do nosso meio:
o mesmo score
de infinitas viagens,
aventuras, sexo
e também dinheiro.
Mas igualmente atroz
ou, se quiseres
(a perspectiva
depende do dia)
igualmente feia
ou bonita ou inquieta
ou esquisita
a vida
de outros homens.
Igual em essência
a vida de todos nós
sofrendo no corpo
o fogo do tempo:
o mesmo prazer
a mesmíssima dor
a voz
presa no peito
a sede de amor
os nós
de tantos anseios
e afetos desfeitos,
o destino incerto
sem ritmo
sem nexo,
o enorme desejo
de um dia estar em paz
e conhecer Deus
por fim falso ou verdadeiro.
E por todo o caminho
o espelho perplexo:
quem sou?
Desconfio
que somos o mesmo.
Rio de Janeiro, 26 de maio 1997
Nuno Júdice
Subitamente surge. Tem o teu rosto
O paraíso é uma flor verde.
As árvores abrem-se ao meio.
O que é sucessivo perde-se.
Se o tempo modifica os seres e os objectos
eu sinto a diferença e gasto-me.
O sol é um erro de gramática, a luz da madrugada
uma folha branca à transparência da lâmpada.
Soam então os barulhos. Soam
de dentro das janelas,
de dentro das caixas fechadas há mais tempo,
de dentro das chávenas meias de café.
É tarde e és tu,
acima de tudo,
entre a manhã e as árvores,
à luz dos olhos,
à luz só do límpido olhar.
Nuno Júdice | "Obra poética:1972-1985", pág. 168 | Quetzal Editores, 1999
Daniel Jonas
UMA SAISON NOS INFERNOS
o plâncton, o ferro.
O meu poema é uma miséria
comparado com o teu nome
no edital.
A voragem dos grandes estúdios,
a saída dos operários da fábrica,
a grande depressão
dos trinta anos:
Eu bebo
porque se não beber
não conduzo
este corpo a casa.
Pe. Osvaldo Chaves
Doce e Breve
Apenas com saudade:
Uma saudade breve,
Com a duração das rosas.
Poupa-me dos protestos de "saudade
Imorredoura e eterna:"
Sobre o meu corpo a terra
Já é por demais pesada.
O eterno, assim como o infinito,
Me dá vertigens.
Eu amo a flor
Que vive "o espaço de uma manhã",
Eu amo o entardecer, eu amo a aurora,
Que duram menos,
Ainda menos que a flor,
Um pouco mais de uma hora;
E a onda que se eleva, e se encrespa, e se abate
Em flor de espuma,
E o êxtase do amor que dura alguns seguidos ...
Eu amo a vida!
A vida,
Tão doce e breve,
Que tem na flor, no entardecer, na aurora
E tem na onda e no êxtase do amor
A mais perfeita imagem.
Eu amo a vida!
Quando eu morrer, vai lá, olha os meus restos,
Apenas com saudade:
Unia saudade breve,
Com a duração das rosas.
Renato Rezende
A Mangueira
de manga na calçada da ladeira
me lembra agora a infância passada
descalça na ensolarada fazenda.
Meu pai a cavalo! As brincadeiras
no curral entre as vacas, as batalhas
de cevada quente, a terra vermelha,
a cachoeira em prata, o terreiro de café!
O sol parecia eterno.
Mas tudo passa. A cega mangueira
sozinha (longe da mata) na subida
íngreme desta alameda escondida
das avenidas do Rio de Janeiro
também parece me reconhecer, lenta
e perplexa --e como que se abaixa.
Aproximo-me. Sem que ninguém veja
longamente beijo sua antiga casca.
Velha amiga! Foi apenas ontem
que sem medo subia em seus galhos.
Durante o dia com fome dos seus frutos
como o sol dourados e doces;
ou na preguiçosa tarde sob sua sombra
observando os pássaros do mato.
E de noite contra seu tronco, sedento
do fruto proibido, os beijos escondidos
(na brincadeira de esconde-esconde), a boca
rosada da jovem moça da colônia...
No céu riscavam estrelas cadentes...
Lembra? Foi mesmo ontem! E hoje
nos reencontramos de novo!
Mas, amiga, não estaria eu sendo tolo
e dourando (de novo) a pílula do passado?
Fala a verdade, responde... uma rajada
de vento farfalha as suas folhas:
Isto é o lado bom, a grande vantagem
do tempo, que passa, e passando
recolore o já vivido com nova graça....
Que bom que isso aconteça, e é certo
que assim seja. Mas quando, amiga, onde
o sol que enfim nos espera, que vai dourar
o que sempre somos agora? Cá estamos,
você --permita-me-- abandonada e seca
eu, abandonado e longe, náufragos à deriva
em nossos corpos --de nossas próprias vidas.
Vivemos ainda da seiva dos velhos sonhos.
(Os velhos sonhos de ser tudo e todos
além do fogo-tempo e seus círculos).
Rio de Janeiro, 18 de julho 1997
Fernando Pessoa
II - A Praça da Figueira de manhã,
Quando o dia é de sol (como acontece
Sempre em Lisboa), nunca em mim esquece,
Embora seja uma memória vã.
Há tanta coisa mais interessante
Que aquele lugar lógico e plebeu!
Mas amo aquilo, mesmo assim... Sei eu
Porque o amo? Não importa nada... Adiante!
Isto de sensações só vale a pena
Se a gente se não põe a olhar para elas.
Nenhuma delas em mim é serena...
De resto, nada em mim é certo e está
De acordo consigo próprio... As horas belas
São as dos outros, ou as que não há.
Londres (uns cinco meses antes do Opiário) Outubro 1913
Fernando Pessoa
XXX - I do not know what truth the false untruth
Of this sad sense of the seen world may own,
Or if this flowered plant bears also a fruit
Unto the true reality unknown.
But as the rainbow, neither earth's nor sky's,
Stands in the dripping freshness of lulled rain,
A hope, note real yet not fancy's, lies
Athwart the moment of our ceasing pain.
Somehow, since pain is felt yet felt as ill,
Hope hath a better warrant than being hoped;
Since pain is felt as aught we should not feel
Man hath a Nature's reason for having groped,
Since Time was Time and age and grief his measures
Towards a better shelter than Time's pleasures.
Affonso Romano de Sant'Anna
Alexander Dubcek: o Guarda-Florestal
depois de deposto como Primeiro-ministro
por deflagrar a “primavera de Praga”.
Se gostava tanto de primavera
– pensaram os inimigos –
melhor que fosse cuidar de plantas e animais.
Assim Dubcek passou 21 anos como guarda-florestal.
É, sem dúvida, um longo tempo
para quem antes convivia com multidões na praça.
Dubcek, no entanto, manteve a necessária disciplina:
dialogava com os pinheiros,
planejava com as formigas,
parlamentava com as borboletas.
O que podia, um guarda-florestal, além disto,
senão proteger as crias das raposas
e contemplar o pôr do sol?
21 anos depois, da floresta,
eis que o chamam à praça pública para uma nova primavera.
Multidões o aguardam.
Dubcek fala. Como um guarda-florestal, é claro.
Uma voz de pássaro sai-lhe da garganta.
Com ele, a multidão canta.
Affonso Romano de Sant'Anna
O Telefone E o Amigo Morto
Nesta límpida manhã de março
o telefone ainda não anunciou a morte do amigo.
A lagoa e as montanhas sabem já que algo morreu longe de mim
e, no entanto, disfarçam a notícia numa cumplicidade azul.
Quanto tempo levará ainda esta notícia
retida em outras bocas e ouvidos
até me atingir como um tijolo no peito?
Ainda não começou a morrer (em mim) aquele que já morreu
e que as gaivotas da praia não ousam anunciar.
Há uma tocaia atrás do azul desta manhã.
Desprotegido, recorto jornais, dou telefonemas,
azulejo a manhã na minha mesa,
organizando a burocracia do dia.
Nesta límpida manhã de março
o telefone não anunciou ainda a morte do amigo.
Se alguém, súbito, o mencionasse vivo
o veria no consultório das falas aflitas
ouvindo o relatório das paixões desnorteantes
o admiraria nas festas e mesas, nos comícios e textos
alternando revolução e ternura.
O telefone, porém, ainda não soou.
Estou no minuto anterior à notícia da morte
em que a felicidade é consentida.
No minuto anterior à morte
em que é possível o gesto salvador
que resgate o jovem no fatal mergulho,
o carro que se desgovernou na pista,
a bala que atravessou a noite.
Aquele minuto anterior à morte
em que a mão do médico prolonga e tece
com novos fios, a vida.
O telefone ainda não soou
e não sei que à tarde estarei no cemitério
lado a lado com seu corpo, caminhando
entre desconhecidas covas, desvalido
abraçando outros desvalidos.
Não acordei hoje para ir ao cemitério
e à luz dos refletores da tarde ter que formular o pasmo
sobre o ocaso de uma geração que vai se dizimando.
Mas a manhã azul, traiçoeira, como o alcaguete
escolhe a vítima e antegoza a tortura da notícia.
Impossível, contudo, ver no Sol desta manhã o eclipse da face amiga.
Ao contrário, o vejo: Hélio – o fulgurante
Hélio – solar criatura, verbo coruscante, mediterrânea fagulha
versando sagrada fúria.
Hélio – lírico desassombro entre ruínas
com o tropismo de sua voz nos ensinando
que é possível ser grego e tropical, nascendo em Minas.
Ah! Héliovívida aventura, Héliodescentrada figura
lançando sóis na órbita da loucura.
O telefone ainda não soou sua morte
que venha quando venha será sempre prematura.
O telefone ainda não soou
e não sei ainda como o infarto estanca na madrugada
uma usina de sonhos em forma humana.
Não posso portanto perguntar ainda
o que será de seus três eus restantes.
O telefone me dá tempo de olhar estúpido
a límpida manhã de março
ainda sem amargura.
Mas a ditadura deste azul é sufocante.
O telefone ainda não lançou manchas roxas na pele da manhã.
O telefone não sabe o que se prepara no inconsciente das manhãs.
Por ora, contemplo a manhã desta janela. É eterna.
Arrumo os papéis azulejando a burocracia do dia.
Tenho um dia pela frente
– e sou quase feliz.
Affonso Romano de Sant'Anna
Vivi 45 Anos
Já fiz, suponho, metade do percurso.
Também o mundo acabará, é certo.
Primeiro o Sol – daqui a 5 bilhões de anos
numa explosão minúscula perto da que ocorrerá
quando bilhões de anos depois
explodirá toda a galáxia.
Nosso fim, portanto, é certo. Não
há museu de cera ou arca de Noé
que desta vez ultrapasse o arco-íris de horrores.
A menos, é claro,
que modifiquem as previsões da história.
Mas aí, já estarei morto.
Antonio Machado
Proverbios
y cantares
XXIX
Caminante, son tus huellas
el camino, y nada más;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.
XLIV
Todo pasa y todo queda,
pero lo nuestro es pasar,
pasar haciendo caminos,
caminos sobre la mar